De la confiture au cochon...
vendredi 27 novembre 2009
lundi 16 novembre 2009
lundi 2 novembre 2009
Audi TT "robotisée" : prends garde à toi Sébastien Loeb
Au cours de vos études, vous avez probablement passé plusieurs mois de stage à remplir d'insipides tableurs Excel pour un obscur sous-traitant de Airbus.
Et bien à l'université de Stanford - USA, ils sont légèrement plus entreprenants. Notamment depuis le développement de leur partenariat avec VolksWagen.
VTT Trial : ce qui s'appelle "monter aux arbres"
Ça commence doucement, comme la superbe musique de "Band of Horses" ("Funeral"), puis ça arrache.
Le caïd de la bicyclette, c'est Danny MacAskill, un écossais pas maladroit qui s'amuse ici dans les rues d'Edimbourg.
mardi 27 octobre 2009
lundi 26 octobre 2009
Recyclage Nespresso en France = Ecolaboration
Bon ben voilà, depuis le temps que je l'attendais, que la pression populaire montait, et bien NESPRESSO se bouge enfin, un peu, les fesses pour proposer à ses utilisateurs un service de recyclage de capsules usagées : ecolaboration.com
Alors bien sûr, la filiale de Nestlé nous présente à travers son site dédié un grand moment de "greenwashing" (c'est à la mode) et de communication "world-company" (un français + un péruvien + une finlandaise = le monde entier), mais ça a le mérite d'exister. Le concept : déposer vous-même vos capsules dans des points de collecte.
Mais c'est pas encore gagné, parce que si vous prenez par exemple le "village" de Tarbes (50 000 habitants, choisis vraiment au hasard) et bien les bigourdans continueront encore un moment à jeter leur cartouche de café direct dans leur poubelle : pas de site de récupération sur le 65. Y'en encore du travail.
NDLR : par ailleurs, j'encourage Monsieur "R. Girardot" - PDG de Nespresso - a passer plus de temps a converser avec ses collaborateurs anglo-saxons. A moins que son accent vise à faire plus sympa...
dimanche 18 octobre 2009
Monde de merde.
Et dire qu'on nous avez promis la réforme du système financier qui nous a mené à "la crise". Certains rêvaient même d'un monde nouveau.
Ben ça doit pas être la bande d'enfoirés qui se régale que le Dow Jones ait franchi la barre des 10 000 points.
Vous me direz que c'est probablement grâce à ces mêmes enfoirés que mon assurance-vie me rapporte à coup sûr 5% par an.
Monde de merde.
lundi 12 octobre 2009
Caméra cachée : la fin du mystère
Vous êtes surement comme moi quand vous voyez des caméras cachées : vous vous demandez comment les mecs qui montent le coup n'ont pas de problème.
Un petit élément de réponse.
dimanche 4 octobre 2009
Tour du Néouvielle : J4 - Prends garde à toi Montagnard !
Comme l'année dernière, je vais vous présenter un nouveau "carnet de voyage", ou plutôt un "carnet de randonnée" : le tour et l'ascension du Néouvielle, en 4 jours. J'ai effectué cette sortie début août de cette année 2009, avec 6 camarades de jeu (l'année dernière, le premier récit racontait le tour du Mont Perdu).
Présentation du "Carnet de randonnée" (premier billet)
Jour 1 : Taxe pour "surcharge bagage" (deuxième billet)
Jour 2 : La grande traversée (troisième billet)
Jour 3 : "Aubert" caille (quatrième billet)
Jour 4 : Prends garde à toi Montagnard !
Comme la nuit dernière, la douce mélodie de la pluie a bercé les rêves fatigués de notre campement. La situation, quoique reposante, vaut à "Jéjé" son second réveil en combinaison de plongée. Et ce coup-ci, même la canadienne old-school du "grand lapin" s'est avérée submersible. Elle avait pourtant dû connaitre pire en 1969, à Woodstock avec ses parents.
Après une brève séance d'essorage, le dernier et copieux petit déjeuner nous permet tout de même d'amorcer dans la bonne humeur cette quatrième et ultime journée. Ce sera celle de l'assaut vers le Néouvielle, monolithe qui nous a toisé depuis le début du parcours.
Nous nous élançons une demi-heure plus tard et force est de constater qu'après 3 jours d'efforts intenses, nous sommes plutôt "en canne" et nos bagages sont eux bien plus légers. Voilà qui nous aidera à finir le tour en beauté. Et il faudra bien cela car un banc nuageux s'est posé en douceur sur le vallon, envahi de toute sa grisaille. Le temps est carrément maussade et la brume à couper au couteau (suisse). Rien de rébarbatif, le début du chemin est facile et bien tracé. Pour le moment, voir nos pieds ne nous sert pas encore. Pour nous rassurer et baliser notre avancée, quelques cloches tintent même à l'encolure d'invisibles laitières locales. Rapidement cependant, la pente s'accentue. Les galets, rendus glissant par l'humidité, s'empilent en virages courts, et nous obligent à poser les mains. On pousse sur les bâtons, on tire sur les buissons.
Le passage est laborieux et met à rude épreuve "Jéjé". Il est désarmé par son anxiété face au vide et l'exercice tourne au supplice. Aucun détour ne figure au topo et il lui faut une fois de plus "serrer les dents". Son vertige ne fait qu'empirer au fil des obstacles. On l'allège, on le rassure tant qu'on peut mais rien n'y fait et c'est laborieusement que nous arrivons sur un petit col dégagé (2439 m) qui marque le début de la véritable ascension.
On y laisse les 2/7 de l'équipe ("Jéjé" + "Laurent") avec, dans ce contexte orageux, les indispensables consignes para-tonnerres : courir, vite, à raz du sol, vers autre chose qu'un point haut ou une fissure. Tout un programme.
Le restant de la troupe prépare la conquête en s'allégeant de tout le superflu : le repas de midi sera léger et froid.
Nous quittons la halte pour attaquer la voie "classique". On dépasse une cascade au-dessus de laquelle nous dévisagent quelques brebis ahuries. Le vide de leur regard, assez caractéristique de cette espèce animale, me lance un frisson dans l'échine. Qu'y-a-t-il de plus con qu'un mouton ? Un troupeau de moutons probablement. Mais ça reste mignon et peu vindicatif. Nous les dépassons sans les défier.
La montée en altitude nous permet de gagner la surface de l'océan de nuages qui noie le massif. Ce phénomène, qu'on ne connait guère qu'en montagne et dans les avions, offre une vue rare sur un matelas de coton géant qui nous donne l'envie de plonger sans retenue de la première falaise venue. Mais la cible de notre course et bien plus haute dans le ciel, juste sous le soleil qui nous cuit maintenant. Quelques centaines de mètres avant, il y a aussi deux névés immaculés qui nous apporterons un peu de fraicheur. Pour nous aider à les franchir, nos deux experts "es-montagne" passent devant et taillent d'impeccables escaliers de glace que nous gravissons avec une rigueur mécanique.
Une fois quittées les langues de glaces, le décor devient plus qu'ailleurs encore un capharnaüm de rocs empilés pèle-mêle. On a l'impression de traverser le sous-sol d'un Tétris abandonné en cours de partie.
Soudain, quelques éboulis résonnent à notre droite et on cerne à l'opposé du cirque rocheux deux isards qui nous régalent de leurs virevoltants pas de danses. Sautant de bloc en bloc, ils franchissent d'un bond la moindre dalle qui nous demanderait 2 minutes d'efforts risqués. On se console en se disant qu'à force de faire les zouaves, il y a parfois des "accidents".
On gravit à petit rythme mais faire "des pieds et des mains" comme nous y sommes contraints change de la randonnée pure que nous avions exercée jusque là.
Arrivé au pied du sommet, à contourner par la gauche, "Muzo" sert un peu les fesses - juste de quoi préserver son caleçon - pour franchir la dernière vire et c'est en ordre groupé que nous atteignons le Graal de notre séjour : le "Néouvielle", qui nous hisse péniblement au-dessus de la barre des "3000" (3097m).
On devise avec quelques touristes belges de passage - "Chef" crois même reconnaitre une "vieille copine de régiment" - mais le petit vent frais et la menace des nuages qui s'accumulent plus bas nous pressent d'avaler sans trainer notre mérité casse-croute saucisse / jambon. Le temps du repas, nous observons avec admiration une téméraire cordée engagée à quelques encablures de là dans la crêtes des "3 conseillers", superbe nervure rocheuse assez aérienne qui joint le sommet par le flanc ouest. Un tel exercice n'est probablement pas pour nous. Nos esprits restent quelques minutes de plus aux quatre vents du sommet alors que nous sommes déjà lancés au pas de charge dans l'abrupte pente du retour.
Au passage, on s'offre un peu "freeride" sur les toboggans de neige blanche croisés à l'aller. Et bien vite nous retrouvons nos deux acolytes, laissés en plan au camp de base quelques temps plus tôt. Loin du chaos de foudre auquel ils s'étaient préparés, ils se sont régalés d'une fin de matinée "farniente", brulante à s'en mettre à l'ombre.
Bien malheureux de récupérer nos bardas respectifs, nous partons tous à la recherche du "Pas du Gat" (le "chat" en patois), portail de granit qui doit nous ouvrir la voie royale vers le "Cap de Long". Si le lieu est connu, son accès depuis notre mini-col n'est pas clairement balisé et nous espérons ne pas trop tergiverser avant de retomber sur ses pattes.
Le manque de repère complique encore un peu la déjà difficile traversée; le repos dont a bénéficié "Jéjé" ne lui a pas permis de sortir de la spirale du vertige qui le trouble depuis le matin. Pour faire face, le "Grand Sécaï" le forme aux rudiments de la grimpe et je découvre au passage ses talents cachés de professeur, espérant que de telles qualités didactiques auront l'occasion de s'épanouir dans un environnement plus professionnel. Dans le finish, juste avant d'atteindre la brèche que nous visons, un pas tendu de quasi-varappe (côté "3 inf") nous force tout de même à dérouter une partie du groupe vers un itinéraire "bis" plus sûr.
Une fois atteint ce "Pas du Gat" (2465 m), nous plongeons vers l'abrupt versant qui constitue la rive nord du lac final. Alors que l'orage gronde sournoisement au loin et qu'une fine bruine entreprend même d'humecter notre équipée, nous croisons une colonne de scouts portugais lancée dans nous ne savons quel périple, rendu des plus risqué par les conditions atmosphériques. Les pré-ados sont encadrés comme n'importe quel camp scout qui se respecte : un enfulte (enfant / adulte) pour 18,5 gamins. Aussi, j'imagine que la troupe chantante doit sécher au fond d'un ravin au moment au j'écris ces lignes. Passons, il parait que les voyages forment la jeunesse.
Quelques minutes de plus et un épais voile de brume ceint nos têtes : pas de lumière. Il étouffe même les bruits alentours : pas de son. Juste de quoi nous angoisser car dans cette purée de pois, rien ne renseigne sur la distance qu'il nous reste à parcourir et quelques goulets délicats promettent à celui qui les négocie mal de goûter la froidure des eaux du lac, 200 mètres plus bas. En plus d'être une des lois de Newton, c'en est une de la montagne et il n'y a rien de choquant à cela, on n'est pas venu faire les boutiques non plus.
Dans ce contexte hostile, "Jéjé" vit un cauchemar. Chaque escabeau de pierre le tétanise, chaque pas mal assuré le crispe à tordre ses bâtons. On a l'impression d'être des chasseur-alpins qui évacue du front un compagnon d'infortune. De leur côté, les deux "Laurent", trop pressés de rejoindre les voitures, s'échappent et nous laissent ramener "le brancard".
Mais soudain c'est la délivrance, et le barrage de "Cap de Long" (2161 m) émerge enfin de l'épais brouillard. Quelques gouttes de pluie nous enjoignent à le traverser au pas de gymnastique. Sur le moment, bien qu'ayant encore deux semaines de congés, mes sentiments sont ceux d'une fin de vacances, mitigés entre plaisir de retrouver la civilisation, et tristesse de quitter un environnement si exceptionnel.
Réuni sur le parking qui fut notre point de départ le mardi et sous la pluie devenu drue, le groupe jette enfin ses bardas à l'arrière des véhicules, restés dociles après quatre jours d'absence.
L'arrivée est fêtée avec comme il se doit et nous investissons la proche auberge du barrage pour débriefer le trip. Entre deux éclats de rires, on engouffre quelques crêpes et d'amplement méritées binouzes. Le tenancier, montagnol local qui a dû en voir d'autres, nous régale de quelques contes à touristes. Il nous narre particulièrement les exploits sans limites des frères "Ravier", emblématiques pyrénéites porteurs de barbe et d'espadrilles. On en a presque l'envie de repartir.
Comme l'année passée, la formule "beau circuit + beau temps + bon groupe" donne toujours le même résultat : "pur bonheur". Et passée l'émouvante cérémonie des adieux, je pense déjà à l'année prochaine : tour de l'Ossau ? du Balaïtous ? du mont de Vénus (un p'ti peu d'alpinisme...) ?
Espérant que vous aurez pris autant de plaisir à lire ces lignes que j'en ai eu à les écrire. Amitiés sportives.
Fin.
vendredi 2 octobre 2009
Pub Orange / Free : une pub... ...une pub.
Je suis toujours épaté de la créativité de la communauté web àpour se réapproprier les "classiques" du cinéma et de la télévision avec humour.
Et bien une fois de plus, c'est réussi :
Vous aurez reconnu dans cette parodie un mix entre la pub "Orange" qui inonde nos téléviseurs actuellement et celles mettant en scène le "geek" de Free : Rodolphe.
Même si elle brise le charme de la réclame de l'opérateur historique, on se prend à espérer qu'elle soit diffuser prochainement.
Source : korben.info
mercredi 23 septembre 2009
Recette de cuisine : prolongeons (un peu plus) les plaisirs de l'été...
Encore une petite recette pour quitter l'été en douceur.
Plus simple que la précédente, elle peut constituer une bonne petite entrée pour un repas, trouver sa place dans un petit buffet varié, voir illustrer un apéro !
J'appelle : la chiffonnade de courgette au parmesan
Ingrédients
- 1 ou 2 courgettes
- du parmesan (rapé)
- de l'huile d'olive
- quelques herbes de Provence, ça ne gâche jamais...
Protocole de préparation (10 min.)
- On nettoie nickel les courgettes...
- On les débite en fines lamelles, grâce à un épluche-légume (aussi appelé "économe"). On arrête quand on commence à attaquer les graines au centre du légume (on garde - encore - cette partie pour la ratatouille du dimanche). C'est enfantin !
- On badigeonne le fond d'une large assiette avec de l'huile d'olive....
- On dispose dans l'assiette, avec élégance, les copeaux préalablement découpés...
- On peut saler, poivrer et rajouter quelques herbes de Provence, mais avec parcimonie...
- On rajoute un dernier filet d'huile d'olive sur le tout...
- Une fine pluie de parmesan râpé permet de relever le plat pour la dégustation finale !
Par expérience :
- mieux vaut éviter d'empiler trop de couches de courgette : c'est moche, et au final moins bon.
- on peut laisser mariner le tout au frais, les saveurs n'en sont que renforcées.
Et un grand merci à Esther pour cette découverte !
J'avoue que je n'aurai pas eu seul l'idée de manger des courgettes crues...
Recette de cuisine : prolongeons les plaisirs de l'été...
Il fait encore beau, les températures sont clémentes, on trouve encore de beaux légumes de saison sur les étals des maraichers. J'en profite pour vous proposer une petite recette toute simple, légère et extra pour prolonger la saison estivale de quelques semaines.
J'ai nommé : Aubergine gratinée jambon / tomate
(pour 2 personnes)
Ingrédients
- 1 grosse aubergine
- 1 boite moyenne de sauce tomate (tomates concassées plutôt que coulis)
- 1 boule de mozzarella (à hacher menu menu)
- quelques tranches de jambon de pays (Bayonne, Serrano...)
- quelques herbes de Provence, ça peut pas gâcher...
Protocole de préparation (15 / 20 min.)
On ne va pas saler car normalement, le jambon s'en charge correctement.
- Coupez l'aubergine en tranche épaisse (un peu moins de 1 cm, et nous n'utiliserons que les tranches centrales, les extrémités seront gardées pour la ratatouille du dimanche!).
- Faites les griller dans une grande poêle, en quelques minutes, sur les deux faces, avec un très léger filet d'huile d'olive (facultatif). Mettez les dans un plat. Vous pouvez commencez à faire préchauffer votre four (200 °C).
- Couvrez les tranches d'aubergine d'une couche de jambon...
- Puis d'une couche de sauce tomate...
- Saupoudrez quelques herbes de Provence (facultatif)...
- Puis de vos petits cubes de mozzarella...
- Faites cuire au four, jusqu'à ce que ça gratine (on va dire dans les 10 minutes). Au besoin, mettez un petit coup de grill sur le finish !
Voilà ! Ça va rendre un peu d'eau, mais c'est pas grave, prélevez les tranches pour les disposer dans une assiette accompagnées d'un petit bouquet de salade. Miam !
dimanche 20 septembre 2009
Tour du Néouvielle : J3 - "Aubert" caille
Comme l'année dernière, je vais vous présenter un nouveau "carnet de voyage", ou plutôt un "carnet de randonnée" : le tour et l'ascension du Néouvielle, en 4 jours. J'ai effectué cette sortie début août de cette année 2009, avec 6 camarades de jeu (l'année dernière, le premier récit racontait le tour du Mont Perdu).
Présentation du "Carnet de randonnée" (premier billet)
Jour 1 : Taxe pour "surcharge bagage" (deuxième billet)
Jour 2 : La grande traversée (troisième billet)
Jour 3 : « Aubert » caille
En cette orageuse nuit, la pluie matraque nos toiles de tente un bon moment. Et au réveil, force est de constater que cela ne nous a pas empêché de dormir, au moins pour le team que je constitue avec l’acolyte « Muzo ». Par contre, "Jéjé" a passé la seconde moitié de la nuit en apnée dans 3 cm d'eau, et la situation semble avoir singulièrement troublé son sommeil. Pour sa part, le "Grand Lapin" a retrouvé une mobilité cervicale inespérée ; une nouvelle occasion pour lui de remercier de manière appuyée "Laurent" et ses magiques antalgiques.
Le rituel du petit-déjeuner est maintenant bien intégré : on charge nos accumulateurs de quelques biscuits et sucreries, on se réchauffe d'un café soluble ou d'un thé. Et c'est amusant de voir les uns et les autres se romanichelliser au fil des jours. Je crois que cette vie de bohème commence à nous plaire.
On prend notre temps et il est prés de 9 H lorsque nous engageons le pliage des tentes. En ce troisième jour, le miracle de la veille ne trompera finalement personne : on se rend compte que "Peïo" et "Laurent" ont en fait lors du précédent pliage, sans talent aucun, fracassé un arceau carbone de la "2 seconds" amicalement prêtée par "Le Basque". Preuve qu'on ne s'improvise pas du bâtiment, quand bien même on sait faire "voler des avions".
Détrempée de la nuit, la bassine du "Bastan" est encore plus verte et rafraichissante qu’hier. Nous la quittons à contrecœur, non sans avoir pris quelques clichés panoramiques et emplis nos poumons de toutes les effluves alpines révélées par l'ondée nocturnes.
Nous amorçons la descente vers le « lac de l'Oule », point bas théorique de notre matinée. Après avoir quitté le lac « médian » (2215 m) dont les berges ont accueilli notre soirée-étape, nous laissons de côté son frère « inférieur » (2141 m), tout aussi décoratif, pour dévaler d’abruptes estives où l’on croise de nombreux randonneurs qui passeront la journée dans le havre de paix du "Bastan". Les chanceux !
La dernière partie de la descente s'effectuera dans la superbe "Sapinière du Bastanet". Avant de nous y engouffrer, une pause générale nous autorise à « fumer » à titre personnel quelques bienveillantes sapinettes. Plaisir originel rare, ici renforcé par la bucolique vue qui nous est offerte en ces instants fragiles. C'est donc le cœur et le corps léger, que nous rallions le célébrissime « GR10 » pour atteindre les flancs du « lac de l'Oule » (1819 m). Après un court chemin de ronde autour de la flaque se dresse devant nous la remontée vers le « Col d'Estoudou » (2260 m).
Rien de faramineux mais comme le topo annonce une journée facile, une irrépréhensible envie de durcir le rythme monte chez les plus compétiteurs d'entre nous. Une fois quelques « Balisto » et carrés de chocolat avalés, nous nous lançons sur la sente herbeuse qui serpente au milieu des sapins chevelus. Rapidement, les virages se serrent et quatre groupes distincts se forment : les deux kenyans blancs (Le Basque + Le Grand Lapin), les anciens de l'ENIT (ma pomme + Muzo), le groupe "Chef" (Peïo + euhh… Peïo), et le groupe « Rest In Peace - » (Laurent + Jérôme).
On travaille le « cardio » et la première goutte de sueur se pend au bout de mon nez. Le rythme est bon, « Muzo » est dans ma roue. Mais quand à mi-parcours les lacets deviennent des escaliers de racines, autant mes grand « compas » avalent les marches naturellement, autant le bougre se trouve défavorisé. Après une demi-heure de trail, on débouche sur une estive où le soleil nous cogne et dont la vue dégagée nous fait comprendre que nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Elle nous signifie aussi que nous ne boxons pas dans la même catégorie que les deux « grands » qui nous précédent. Leur cadence infernale nous a distancé depuis longtemps et plusieurs centaines de mètres nous séparent des deux dingues. Ya pas photo et on est pourtant « au taquet ». On apprendra plus tard avec soulagement qu’eux aussi l’était. Toute cette montée a une petite saveur de « chemin des chasseurs 2008 » - mur dantesque gravit l’année précédente dans lequel j’avais pris la même branlée athlétique.
Fort heureusement, bien que le temps paraisse long dans ces instants difficiles, on ne met pas longtemps à atteindre le col. Il nous dispense comme nombre de ses congénères d’une superbe vue dominante sur une vallée inédite. Celle que nous quittons nous en avait mis plein la vue, la prochaine n’est pas vilaine. Y trône deux lacs dont un nous rappelle quelque chose. C’est bien entendu le « Cap de Long » à partir duquel nous nous élançâmes 3 jours auparavant ! On devine même le parking où sont garées nos charrettes.C’est épatant de voir le début de notre parcours, notamment le sale raidillon qui nous a cassé nos p'tites pattes arrière d'entrée de jeu. On se remémore alors le chemin parcouru et c'est le point fort de ce tour : la cohérence d'ensemble que donne la boucle. On traverse une pléiade de paysages énormes et tous différents pour finalement revenir au point de départ en ayant l'impression d'avoir assemblé toute les pièces d'un magnifique puzzle.
Mais trêve de rêveries bucoliques car déjà résonnent quelques coups de téléphone inopportuns ; le groupe s’est recomposé et les plus engagés de nos éléments rassurent les familles restées désemparées dans leur vie civile. Rien de répréhensible donc.
On se vautre sans attendre dans la douce prairie qui nous accueille. Un petit zef offre même sa fraicheur et séchera nos t-shirts trempés de sueur le temps du repas. On passe ce dernier à échanger sur nos boulots respectifs, nous rendant bien vite compte que l’essentiel de la vie professionnelle d’un ingénieur est passée en masturbations intellectuelles improductives et lutte de pouvoir stériles. Toujours intéressant de pouvoir donner un sens à sa vie professionnelle.
Repus, les éléments les plus en forme de la troupe s’offrent une excursion gratuite et rapide vers le « Soum de Monpelat » (2472 m), point culminant de la journée situé en amont de notre salon / salle-à-manger. On y profite d’une superbe vue sur le sommet du Néouvielle, "bouquet final" que nous cueillerons dès le lendemain. D’ici là, une belle après-midi s'annonce : le temps est au beau fixe et le relief à venir exclusivement descendant.
On passe ramasser les « somnolants » restés au pied du sommet pour s’élancer en direction du duo des lacs (Aumar et Aubert) qui nous accueilleront ce soir. La marche à flanc de montagne nous amène à croiser nombre de badauds en chemin pour le « lac d’Orédon » qu’on observe en contrebas. On passe sur cette section en configuration « balade », flânant entres les grands sapins qui tapissent les alentours, rafraichis de quelques ruisseaux ourlés de leur épaisse mousse. Un paysage qui n’a probablement pas grand chose à envier à ceux des grands parcs américains dont nous saoule « National Geographic ». La « réserve naturelle du Néouvielle » vaut bien celle de « Yellowstone », les geysers en moins.
Au bout d’une heure et demi d’un effort léger, nous arrivons au lac d'Aumar (2193 m, mais dans lequel nous ne vîmes même pas ne serait-ce qu’une écrevisse...). Ses eaux à la transparence improbable nous enjoignent comme souvent à plonger tête la première. Nous n'en faisons rien car le finish est proche. Son jumeau d'Aubert (2148 m) n'est qu'à quelques encablures que nous franchissons au pas de course. Le temps de nous ravitailler en eau, de nous débarrasser astucieusement des poubelles et il est déjà 17H30 quand nous arrivons sur le barrage. Un horaire que les nuages, tapis jusqu’alors derrière les crêtes qui nous cernent, choisissent pour commencer à couler jusqu’à notre campement. Devant la menace, j’anticipe quelque peu l'heure règlementaire d’ouverture du bivouac pour déployer mon camp de base, au grand dam des plus pointilleux de mes coéquipiers.
L’homme civilisé ne pouvant négliger sa toilette même en de telles circonstances, je m’autorise, accompagné du « Basque » et de « Muzo », une baignade dans le bel étang d’Aubert dépassé de quelques dizaines de mètres. Chacun fait son possible pour assurer sa toilette avec pudeur et discrétion. La présence de l’ours suscite assez de craintes dans cette vallée et il s’agit de ne pas en rajouter. Effrayer les quelques touristes qui se hasardent sur les bords du lac serait trop néfaste à l’économie locale…
Mais déjà, le plafond nuageux devient plus menaçant. Une invitation à rejoindre le campement que nous acceptons sans sourciller. Encore quelques gouttes de pluie plus tard et c’est le branle-bas de combat pour les derniers réfractaires au montage. Le temps de dresser à la hâte les derniers « tipis » et tout le monde se rue sur mon « igloo » (pré-monté) où je les attends pour commencer l’apéritif rituel.
Avec les sept gaillards que nous sommes dans ma tente Quechua « 2 seconds », on frôle le record du monde de densité humaine (23 personnes dans une cabine téléphonique).
Certains sont en position « tailleur », d’autres en diagonale… Bref, nous sommes tous de travers, un gobelet à la main, une boite d’olives ou un paquet de chips entre les fesses (petite précision : il s’agit des fesses de deux personnes différentes…). Ça jacte, ça rigole, et l’ensemble de la scène constitue un des moments « chaleureux » qui font aussi apprécier ces sorties. « Chaleureux » aussi car notre enchevêtrement nous permet de regagner en quelques minutes les degrés de température perdus en extérieur dans la demi-heure précédente.
Ce soir, il n'y a pas de refuge pour nous offrir le couvert et nous profitons donc d’une accalmie pour nous constituer le buffet garni sous de magistraux sapins en bordure de campement. C’est notre dernier repas du soir et sa composition est riche : charcutaille, soupes, pâtes à cuisson rapide (très forts ces chinois), compote, chocolat… Un festin montagnard qui nous régale et qui s’arrose comme il se doit, ne serais-ce que pour lutter contre la température en chute libre. Et comme les rigueurs du climat et l’isolement favorisent plus encore la connivence au sein de notre groupe, la soirée vire au mémorable. Les anecdotes s’enchainent, les calembours fusent, chacun amène sa pierre à cet édifice de rigolade qui nous permet de partir au lit le ventre plein et le sourire aux lèvres.
On en profite d’autant plus que demain sera le dernier jour de notre trip, avec le sommet du Néouvielle en point de mire.
dimanche 13 septembre 2009
i-concerts : bonne petite chaine TV musicale
Petite info pour tous les abonnées à la TV par ADSL chez SFR (anciennement Neuf), une jolie petite fleur se cache dans votre bouquet TV de base : i-concert (canal 72).
Ca fait plusieurs fois que je croise cette chaine, et il faut avouer qu'à chaque fois je me suis régalé d'un concert que j'aurais pu difficilement croiser sur une autre chaine. Je pense en vrac à Metric, Gnarls Barkley, Kaiser Chiefs... (autant de groupes que je vous recommande au passage).
Du lourd donc, le seul problème, c'est que le Guide TV de SFR(sur internet, ou sur la TV) ne donne pas la programmation. Et sur le site de la chaine, c'est planqué dans un PDF remis à jour toutes les quinzaines (je peux donc même pas vous mettre un lien) et auquel on accède en cliquant sur le bandeau suivant, en bas de la page d'accueil...
Donc pas l'idéal pour profiter du potentiel du bouzin.
Remarque :
La chaine existe dans une version "HD" payante, et elle est présente sur les autres bouquets ADSL figurant dans l'image collée ci-dessus.
vendredi 11 septembre 2009
September 11, from outer space.
Les twin towers, vues de l'ISS (Station Spatiale Internationale) par Frank Culbertson, commandant de bord à l'époque, et qui était le seul américain à ne pas être sur Terre ce jour là.
Source : gizmodo.fr